Les perles de Ludivine

Illustration de Gabrielle Grimard

À la fin des années 1700, Ludivine, une enfant comme les autres, développe une véritable obsession pour les pierres qu’elle polit sans relâche. Devenue orpheline à dix-sept ans, elle prend en charge son frère Virgile avec qui elle mène une vie sans histoire. L’arrivée de Pucette, une fillette poursuivie par Brutus, un oncle despotique, bouleverse l’existence de la jeune femme. Car, en échange de sa nièce, l’oncle emporte le bien le plus précieux de Ludivine : ses pierres! Pour les récupérer, celle-ci risquera le tout pour le tout, sortant enfin de sa grotte, elle ira à la rencontre de son destin.

Dans le même esprit qu’Amélia et les papillons, un conte qui fait l’éloge de l’acte créateur.

Extrait

Les perles de ludivine
Éditions Hurtubise HMH, coll. Atout, no 122, 2008
12 ans et plus, 282 pages, 12,95$
ISBN 978-2-89647-126-2

Fiche penseAtout développée par les Éditions Hurtubise téléchargeable gratuitement.

Fiche pédagogique gratuite sur fousdelire.ca

Critiques et commentaires

Extrait

« Ce travail en apparence fastidieux comblait Ludivine de bonheur, un sentiment auquel elle avait peine à s’arracher le soir venu. La plupart du temps, ses parents rentrant de la chasse ou de la cueillette quotidienne la trouvaient accroupie à même le sol, une pierre entre les mains, les yeux brillants, en extase. Elle frottait inlassablement ses roches sans jamais rechercher d’autres plaisirs. Une seule chose la chagrinait : la pensée qu’elle n’aurait jamais assez d’une vie pour les polir toutes. (…)

« Aux yeux de Ludivine, ses pierres avaient infiniment plus de valeur que des perles véritables. Chacune d’elle avait son histoire, du moment où elle avait été cueillie dans la rivière jusqu’à celui où elle avait atteint sa pleine beauté. Ludivine en connaissait chaque veine, chaque nuance. Elle s’était nourrie de chaque étape du polissage effectué avec une infinie patience. Une patience qui s’étendait au-delà de ce monde, qui rejoignait l’infini, qui s’ancrait en Ludivine chaque matin lorsqu’elle reprenait son travail, un travail qui lui procurait une paix incommensurable. La faim, le froid, le chagrin, plus rien n’avait d’emprise sur son cœur et son esprit lorsqu’elle polissait ses pierres. »

Disponible en librairie ou sur Archambault Renaud-Bray Amazon

Aussi disponible en format numérique

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