La grande dictée 2012 du SEFFA

Diffusée sur les ondes de Radio-Canada Saskatchewan le 13 mars 2012

L’Année des Fransaskois

Ils sont venus par familles entières, francophones de l’est du pays, des États-Unis et d’Europe s’établir dans l’Ouest canadien et fonder une nouvelle province, la Saskatchewan. Unis par la langue et par la foi, ils ont lutté pour sauvegarder cet héritage commun. Plus de cent ans ont passé, et c’est avec fierté que nous rendons hommage aux pionniers en cette année dédiée aux Fransaskois.

Le climat et la géographie des Prairies n’ont épargné personne. Entre un hiver rigoureux et une sécheresse dévastatrice, les défricheurs ont fait preuve d’un courage surhumain en s’établissant sur des « homesteads » dans une province qui se révéla inhospitalière, à bien des égards. C’est grâce à leur travail acharné, aussi bien dans les champs, les écoles, les salles paroissiales ou communautaires, que nous pouvons aujourd’hui revendiquer nos droits et célébrer nos succès en français.

Au fil des décennies, les regroupements de tout acabit se sont multipliés. Des sigles rassembleurs tels l’ACFC, puis l’ACF, l’AJF, l’APF, la CCF ou le CCS ont porté les rêves et les ambitions des Fransaskois devenus, par la force des choses à défaut de la force du nombre, des as de la coopération. Un territoire, une langue, des rêves communs et un esprit d’entraide hors pair auront permis l’éclosion d’une communauté dotée d’une culture distincte et en pleine effervescence.

Les Fransaskois ont une voix, une voix aux accents métissés qui s’exprime de multiples façons. Qu’il s’agisse de théâtre, de musique, de danse, de littérature ou d’arts visuels, notre culture s’affiche tous azimuts, ici et au-delà de nos frontières. De Jeanne Sauvé à Joe Fafard, ils sont nombreux à avoir contribué à modeler le paysage politique et artistique canadien. Depuis plus de trente ans, le drapeau fransaskois flotte dans le ciel saskatchewanais. Il est la preuve que la vivacité d’un peuple n’a d’égale que sa détermination. Fransaskoises et Fransaskois, de souche ou d’adoption, célébrons, tout au long de 2012, la mémoire des bâtisseurs et les espoirs de la nouvelle génération.

© Martine Noël-Maw 2012

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